// dev · check
Mesure la sécurité psychologique, pas la température
Il n'existe aucun « thermomètre de réunion » avec une vraie base scientifique — ce n'était qu'une métrique de marché sans étude derrière. Ce qui a en revanche des décennies de recherche sérieuse, c'est la sécurité psychologique de l'équipe. Ce check de 4 questions te dit plus que mesurer la « tension dans la salle ».
// le check, avant ou après une réunion technique
1. Est-ce que quelqu'un a pu dire « je ne sais pas » ou « je me suis trompé » aujourd'hui, sans que le ton de la salle baisse ?
2. A-t-on pu demander de l'aide à voix haute, ou seulement en privé après ?
3. Quelqu'un a-t-il essayé une idée risquée en sachant qu'elle pourrait ne pas marcher, sans que ça lui coûte en crédibilité après ?
4. Si quelqu'un critique une décision de l'équipe, parle-t-on de la décision ou finit-on par parler de la personne ?
// pourquoi ça et pas « mesurer la tension »
Amy Edmondson a défini la sécurité psychologique en 1999 (Administrative Science Quarterly, >24 000 citations) comme la croyance partagée que l'équipe est un lieu sûr pour le risque interpersonnel — parler d'erreurs, demander de l'aide, essayer quelque chose de nouveau. Une étude spécifique dans des équipes de développement agile (Alami, Zahedi et Krancher, 2023, Information and Software Technology) trouve que l'ouverture sans blâme, la décision partagée et l'exemple du leadership en sont les vrais piliers en logiciel. Le « Projet Aristote » de Google —l'anecdote qui a rendu ça viral— est une recherche interne jamais publiée dans une revue académique : utile comme anecdote, pas comme article évalué par des pairs.
// source: Edmondson, A. C. (1999), Administrative Science Quarterly, « Psychological Safety and Learning Behavior in Work Teams » ; Alami, Zahedi et Krancher (2023), Information and Software Technology, « Antecedents of psychological safety in agile software development teams ».